Ce qu’on a à apprendre

Certains groupes ont eu droit à la visite de Simon Walls, de passage à Rimouski dans le cadre de sa conférence «Le son (leçon) du Sénégal». En effet, pendant 6 mois, il a exploré ce merveilleux pays, des villes surpeuplés jusqu’aux profondeurs de la savane africaine. Tout ce temps, il avait un rêve: faire entendre la musique locale.

Photo: Les grands explorateurs

Il a passé ses premières semaines à Saint-Louis, une grande ville sénégalaise, à prendre soin des jeunes Talibés. Les Talibés sont des garçons, âgés de 5 à 15 ans, qui vivent loin de leur famille, dans une école privée très fermée au public. Ils y  apprennent le Coran et doivent mendier pour rapporter de l’argent à leurs professeurs, sans quoi ils sont battus. Simon faisait partie d’une petite équipe de bénévoles qui, grâce à un accord spécial, a pu entrer dans ces écoles pour soigner les jeunes blessés. Ayant ramassé 2000$ de dons avant son départ, il en a utilisée une partie pour acheter dans médicaments et des bandages. Une autre part a servi pour se procurer des sacs de ciment pour terminer la construction d’une école de Talibés où les enfants seront mieux traités.

Toujours à Saint-Louis, il a visité une école pour les jeunes de la ville. Malheureusement, certains élèves ont dû quitter, leurs parents ne pouvant pas se permettre d’acheter les fournitures scolaires. Là encore, Simon a dépensé une fraction de ses précieux dons pour acheter des cahiers, des crayons et divers articles scolaires, afin que personne n’en manque plus jamais. Il a également réussi à faire que chaque élève ait un livre de lecture, à la place du vieux livre que toute la classe devait se partager.

Simon a ensuite continué sa route à travers la savane, loin de toute modernité. Les récoltes se font à la main, on va chercher l’eau au puits. La journée de travail commence dès l’aube, mais tout se fait dans le partage, la solidarité et chaque occasion est bonne à célébrer. La vie est plus dure mais plus simple, et surtout plus vraie. De village en village, il apprend et il distribue son argent: une nouvelle clinique, une infirmière à temps plein, des nouveaux costumes. Et par-dessus tout, il aide des groupes locaux de musique à se développer et à rester dans leur région, afin de les protéger de la pauvreté et de la standardisation des villes. Simon enregistre mille et une paroles, mille et une voix, qui chantent toutes la même chose: une rêve de liberté.

Pour en savoir plus sur Simon Walls, consultez son site internet.

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